Échappée belle,
comme une bouffée d’oxygène
dans le marasme des heures engourdies.
La rentrée littéraire,
ses visages connus,
ceux encore flous,
ses voix feutrées,
ouvrent de timides fenêtres
dans l’alcôve close de l’esprit.
Les questions cognent,
les silences s’invitent,
les réponses, parfois,
se glissent comme des caresses
dans les replis du tumulte.
Alors vient le détour,
nécessaire, indispensable,
vers la fraîcheur complice d’une glace partagée.
Un bord de vitrine, une ruelle effacée,
des regards qui se cherchent
et n’ont plus besoin de mots.
À l’ombre d’une pause sucrée,
l’intensité du jour se dissout,
on goûte l’instant comme une promesse,
on respire,
on s’élance,
on recommence,
ragaillardi par la fragile douceur
de l’inutile essentiel.
Retrouvez mes autres textes: parfois j’écris.


Ce texte parle à la bibliothécaire que suis. MNoëlle
J’en suis ravi et je te remercie.
Libraire, bibliothécaire, un métier différent, une même passion.