
Je suis celui qui n’aime pas parler de lui, préférant que ses silences parlent plus fort que ses mots.
Je suis l’homme qui habite les marges du monde, là où la pénombre révèle ses secrets les plus tendres.
Je suis la personne qui collectionne les murmures comme d’autres amassent les applaudissements.
Je suis celui qui se tient en coulisses, jardinier invisible des rêves d’autrui.
Je suis l’homme aux mille projets qui nourrit son âme des histoires qu’il lit, et désormais qu’il écrit en plantant des fleurs sauvages dans la page.
Je suis la personne qui écoute avec la patience d’un confesseur, car chaque voix porte en elle un fragment d’éternité.
Je suis celui qui croit en la noblesse des seconds violons, ces musiciens de l’ombre qui donnent au concert sa véritable beauté.
Je suis l’homme qui recueille les doutes des autres comme des papillons blessés, pour mieux tenter d’apprivoiser les siens.
Je suis la personne qui donne sans compter, semant ses gestes comme un paysan sème son grain, sans attendre la moisson.
Je suis celui qui observe le théâtre du monde à travers les rideaux de la poésie.
Je suis l’homme qui explore l’entre-lignes, à la recherche de ces mots que le cœur retient en secret.
Je suis la personne qui préfère marcher pour contempler et s’émerveiller.
Je suis celui dont les doigts savent mieux chanter que les lèvres, traçant sur le papier les mélodies de l’âme.
Je suis l’homme qui panse ses blessures invisibles avec l’onguent des mots choisis.
Je suis la personne qui croit aux rencontres furtives, ces étoiles filantes qui illuminent l’existence sans fracas.
Je suis celui qui cherche toujours le détail oublié, cette perle cachée dans l’huître du quotidien.
Je suis l’homme qui accueille ses propres incertitudes comme des invités de passage, sachant qu’elles enseignent davantage que les certitudes figées.
Je suis la personne qui avance à tâtons dans ses histoires, guidée par l’instinct comme un aveugle par sa canne blanche.
Je suis celui qui préfère les sentiers de traverse aux boulevards éclairés, car c’est dans les chemins perdus que l’on se trouve.
Je suis l’homme qui apprend chaque jour à aimer la fragilité, cette porcelaine précieuse dont nous sommes tous façonnés.
Je suis la personne qui cueille les mots au bord des chemins comme des coquelicots, sans chercher à dompter leur sauvagerie naturelle.
Je deviens l’écrivain qui, à l’ombre du noyer, laisse éclore ses pensées comme des bourgeons au printemps, sans jamais prétendre en maîtriser la floraison…
Du 14 juillet au 1er septembre, je participe au défi d'été 2025 de l'école Les mots : du petit plongeon au grand bain. Pas de visio, pas de rendez-vous à l'école, juste des mails réguliers, comme des cartes postales littéraires, qui vous invitent à écrire 15 minutes chaque jour.
Le programme de cette première semaine: Trempez un doigt dans la piscine, avec un premier désir d'écriture

