Jour 20
Répondez pour votre personnage au Questionnaire de Proust. Cela va vous paraître futile mais c’est plus dur qu’il n’y paraît, car on doit s’immerger dans la psychologie du personnage pour le faire. Une fois l’exercice fait, vous allez avoir entre les mains un matériau riche de la psychologie de votre personnage, psychologie qu’il va falloir incarner ensuite dans des scènes concrètes. Par exemple, si vous mettez que son principal défaut est la jalousie, réfléchissez si votre texte le montre, et si ce n’est pas le cas, quelle scène pourrait permettre de le montrer.
Jour 20 – Ce que les réponses disent de moi
(Questionnaire de Proust – version personnifiée et incarnée)
- La vertu que j’estime le plus chez les autres
La constance, je crois. Celle qui traverse les saisons sans se vanter, et qui reste fidèle à ce qu’elle aime. - Le principal trait de mon caractère
La réserve. J’observe, je garde pour moi. - La qualité que je préfère chez un homme
L’humour. Celui qui n’humilie personne, mais désarme le monde. - La qualité que je préfère chez une femme
L’intelligence calme. Celle qui n’a pas besoin de s’imposer pour être là. - Ce que j’apprécie le plus chez mes amis
Le silence qu’on peut partager sans malaise. Et l’absence de jugement. - Mon principal défaut
L’entêtement et le doute. Ensemble, ils m’immobilisent. J’échafaude, je reporte. Je veux que ce soit juste… alors je tarde. - Mon occupation préférée
Lire. Me promener sans but précis. Les activités sans obligation immédiate. - Mon rêve de bonheur
Un été sans fin, entre les pins et les livres. Une table en bois, un cahier, un silence habité et une ribambelle de fruits frais. - Quel serait mon plus grand malheur ?
Perdre la capacité d’émerveillement. Que tout devienne tiède et flou. - Ce que je voudrais être
Exactement ce que je suis aujourd’hui… mais avec plus de courage. Ou moins de peur. Ce serait déjà pas mal. - Le pays où je désirerais vivre
Ici. Dans les Landes. Mais parfois, mes voyages professionnels me manquent. - La couleur que je préfère
Le vert des feuillages traversés par la lumière. Celui qu’on ne peut pas imprimer.
Le bleu du ciel et de la mer. Multitudes de nuances d’inspiration. - La fleur que j’aime
Le lilas. Pour son parfum discret, tenace, presque secret. - L’oiseau que je préfère
Le rouge-gorge. Petit, solitaire, mais étonnamment audacieux. - Mes auteurs favoris en prose
Camus, Salinger, Auster, Carrère, Chalandon, Andréa. Et ceux qui écrivent sans chercher à briller. - Mes poètes préférés
Éluard, Rimbaud, Char, Prévert, Benameur, Coulon, Ysé. - Mes compositeurs préférés
Vivaldi, Debussy, Tchaïkovski. - Mes héros dans la fiction
Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Le Meursault de Camus. Le Holden Caulfield de Salinger. Mimo de Veiller sur elle. - Mes héroïnes dans la fiction
Antigone. Anna Karénine. Celles qui doutent mais avancent quand même. - Mes héros dans la vie réelle
Les discrets qui tiennent bon. Les docteurs, les aides-soignants, les instituteurs, les libraires de quartier. - Mes héroïnes dans la vie réelle
Les mères qui élèvent seules sans se plaindre. Les enseignantes qui écoutent. Les femmes qui créent sans bruit. - Mes héros dans l’Histoire
Le Général de Gaulle. Simone Veil. - Ce que je déteste par-dessus tout
Le mépris. L’arrogance sous couvert de culture. - Le don de la nature que je voudrais avoir
Faire rire sans effort. - Comment j’aimerais mourir
En paix. Dans mon sommeil, un livre sur le ventre. Le souffle tranquille, comme un point final d’un roman talisman. - État présent de mon esprit
Tiraillé. Entre la sensation d’être à ma place… et la peur de l’avoir rêvé. - Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence
L’hésitation. Le retrait. Ceux qui ne savent pas comment dire les choses. - Ma devise
« Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme. » - Ce que j’aimerais qu’on dise de moi plus tard
Qu’il a rendu les choses plus simples, plus belles, plus lisibles. - Ce que je redoute le plus
Le brouhaha des certitudes. Être enfermé dans un rôle. - Mon mot préféré
« Poésie ». Ce mot qui laisse de la place. À l’indicible, au tremblement, au désir d’oser dire. - Mon mot détesté
« Rentable ». Tout ce qu’il écrase. - Le son, le bruit que j’aime
Le froissement d’une page. Le bruit des pas sur les aiguilles de pin. - Le son, le bruit que je déteste
Les éclats de voix dans un lieu qui devrait rester doux. Les sonneries de portables en lieu-clos, comme des intrusions dans l’intime
Du 14 juillet au 1er septembre, je participe au défi d'été 2025 de l'école Les mots : du petit plongeon au grand bain. Pas de visio, pas de rendez-vous à l'école, juste des mails réguliers, comme des cartes postales littéraires, qui vous invitent à écrire 15 minutes chaque jour.
Le programme de cette première semaine: Trempez un doigt dans la piscine, avec un premier désir d'écriture.

